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	<title>Lyannaj.net &#187; Société</title>
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	<description>Critiques artistiques et culturelles guadeloupéennes</description>
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		<title>Guadeloupe 2009 : La Révolution ou L&#8217;Identité libérée ?</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 19:16:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyannaj-Team</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[LKP]]></category>
		<category><![CDATA[montantin]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au début l&#8217;expression consensuelle d&#8217;un peuple rassemblé et confiant, avec 143 « revendications » auxquelles il n&#8217;était pas possible de ne pas adhérer tant elles semblaient justifiées.  Ce qui se révéla bientôt être le combat puissamment orchestré d&#8217;une alliance de tous les mouvements syndicaux, politiques, indépendantiste, et trotskistes, debout, dans l&#8217;ultime sursaut de faire aboutir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" align="center"><strong></strong></p>
<p dir="ltr" align="left">Au début l&#8217;expression consensuelle d&#8217;un peuple rassemblé et confiant, avec 143 « revendications » auxquelles il n&#8217;était pas possible de ne pas adhérer tant elles semblaient justifiées.  Ce qui se révéla bientôt être le combat puissamment orchestré d&#8217;une alliance de tous les mouvements syndicaux, politiques, indépendantiste, et trotskistes, debout, dans l&#8217;ultime sursaut de faire aboutir le rêve d&#8217;une Nation. Et puis une chanson qui serait née en rêve, dans la tête d&#8217;un militant. « La Guadeloupe est à Nous, pas à Eux », une appropriation farouche du territoire, une parole sidérante qui violente le politiquement correcte de l&#8217;égalité républicaine. La tentation du bouc émissaire : Ce Béké, qui n&#8217;est pas celui là qui a fait l&#8217;ancêtre esclave, mais tout au fond, jusque là voilé par le NON DIT, le sentiment qui à présent explose d&#8217;une vieille injustice, dont  les responsables ne se sont pas excusés, ne semblent même pas avoir conscience, la conviction d&#8217;avoir été blousés, volés, pillés, laissés pour compte&#8230; (Et nul ne peut à la place de celui qui éprouve cette douleur prétendre qu&#8217;il ne souffre pas cette douleur&#8230;)</p>
<p dir="ltr" align="left"><span id="more-82"></span><br />
Personne n&#8217;a guéri de l&#8217;esclavage, ni les esclaves, ni les maîtres, ni les enfants d&#8217;esclaves ni les enfants des maîtres. L&#8217;île est toujours partagée entre deux consciences, entre deux regards, entre deux mondes. Point de résilience. Un mois de marche, comme une thérapie, comme une catharsis ? Peut-être&#8230; En vérité au-delà des revendications gagnées sur l&#8217;Etat, les institutions, les patrons, aucun projet véritable susceptible de transformer l&#8217;ordre économique,  l&#8217;entreprise, la société, la culture, les rapports entre les anciens adversaires&#8230;<br />
Les pistes du LKP dans le domaine culturel,  pour respectables qu&#8217;elles soient, ne laissent pas que d&#8217;être très réductrices des champs de l&#8217;expression et de la création artistique en Guadeloupe. Les militants de la culture et de la langue créole, ont imposé très largement depuis plus de  30 ans son usage au théâtre, à la radio, dans la musique&#8230; et le double affichage du nom des rues en créole et en français obtenu par LKP ne fera pas la révolution.<br />
LKP a également la promesse de l&#8217;Etat, des institutions régionales et de RFO Guadeloupe de faire une place importante à la « culture guadeloupéenne » ainsi que d&#8217;instaurer « un bureau de  développement de la langue créole et de la culture guadeloupéenne ». Une définition recueillie dans  le manifeste du 25 février 2009 signé par des artistes en soutien au LKP interpelle : « C&#8217;est l&#8217;interaction permanente avec la culture coloniale française, qui a fécondé notre identité culturelle guadeloupéenne, laquelle s&#8217;est aussi enrichie dans l&#8217;échange avec l&#8217;ensemble des cultures sœurs Afro-Caribéennes et Afro-Américaines ». Qu&#8217;est ce que l&#8217;on entend par la « culture guadeloupéenne » ?  Qu&#8217;en est-il de « la culture créole », ou de « la créolité » (à qui certains reprochent de ressortir de la bâtardise et du viol, sous couvert d&#8217;une supposée pacification des contraires et des aliénations). Qu&#8217;en est-il de « la culture caribéenne », et surtout qu&#8217;en est-il de l&#8217;artiste et du créateur dans l&#8217;univers LKP ?<br />
Sorti de l&#8217;idéologie militante, et lorsque l&#8217;on en discute avec les principaux intéressés, les artistes eux-mêmes, le désir est puissant d&#8217;une IDENTITE LIBEREE. Elle ne saurait demeurer éternellement enchaînée, reliée à la blessure ancestrale de l&#8217;exil et de l&#8217;asservissement, ni pour la fille ou le fils d&#8217;esclave, ni pour le fils ou la fille de l&#8217;esclavagiste exclu de la communauté par le sentiment de sa culpabilité ou de sa non culpabilité ?<br />
Les artistes semblent prêts pour <strong>un projet de l&#8217;enracinement et de l&#8217;ouverture, un projet de la réconciliation avec soi même et avec l&#8217;autre. La création artistique fabrique la culture de demain, du patrimoine pour demain, à condition que soit admis qu&#8217;elle pose aussi question à la société, l&#8217;interrogeant toujours, la dénonçant souvent, s&#8217;opposant quelque fois</strong>. Encore faut-il que soient respectées les règles démocratiques qui garantissent et la liberté individuelle et le bien commun. Les Assises de la Culture commencées en Guadeloupe au mois de novembre 2008 ont été interrompues par le mouvement LKP. Les conclusions devraient pouvoir être données à l&#8217;occasion des Etats Généraux. Mais aujourd&#8217;hui les artistes et particulièrement les comédiens et acteurs guadeloupéens, sont en grand désarroi. Les annulations sine die des spectacles et des représentations, le report des créations et des tournées, l&#8217;annulation de festivals et de manifestations culturelles, et ce pendant près de deux mois, ont achevé de fragiliser encore davantage la profession. Il est urgent que la Guadeloupe donne aux artistes la place qui est la leur, car seul un imaginaire renouvelé, un regard différent sur soi-même et sur l&#8217;autre,  seul un monde réconcilié, permettront d&#8217;avancer.</p>
<p dir="ltr" align="right"><strong>Michèle MONTANTIN<br />
</strong>(Tambourg Montplaisir en Guadeloupe, le 15 mars 2009)</p>
<p dir="ltr" align="left"><a href="mailto:info@rueduconservatoire.fr?subject=Carte%20blanche%20%E0%20Mich%E8le%20Montantin"><strong></strong></a></p>
<p dir="ltr" align="left"><strong>Michèle Montantin</strong>, née le 30 août 1943 à Basse-Terre en Guadeloupe. Chevalier des Arts et Lettres. Fille d&#8217;un couple mixte, un père, professeur de Lettres Classiques noir et guadeloupéen, et une mère blanche et parisienne, une éducation tournée vers les Lettres et la passion du théâtre.<br />
<span style="text-decoration: underline;">Formation universitaire</span> : Licence ès Lettres Modernes d&#8217;Enseignement Sorbonne 3 Paris<br />
<span style="text-decoration: underline;">Formation théâtrale</span> : Centre Dramatique du Sud Est Aix en Provence sous la direction de Martial Reb; Centre Universitaire International de Formation et de Recherches Dramatiques (CUIFERD) Direction : Jack Lang, Direction de la formation : Michèle Kosowsky.</p>
<p dir="ltr" align="left">- Présidente et Directeur Général de la SA CEI.BA, Centre d&#8217;Echanges Informatisés. Branche Antilles<br />
- Présidente du Comité d&#8217;Experts pour le Théâtre de la DRAC Guadeloupe<br />
- Présidente de  TEXTES EN PAROLES association dévolue à la découverte et à la promotion des écritures théâtrales contemporaines dans &laquo;&nbsp;l&#8217;univers  caribéen&nbsp;&raquo;.<br />
- 1970 ­ 1972 : Correspondant littéraire pour l&#8217;Europe francophone, l&#8217;Amérique Latine et la Grèce à la Slovenska Literarna Agentura, à Bratislava Tchécoslovaquie. Travaux de traduction d&#8217;articles et de contes.<br />
- En 1982 elle prend en mains les rennes de la plus grosse structure culturelle de l&#8217;archipel, le Centre d¹Action Culturelle de la Guadeloupe, qu¹il s&#8217;agit de remettre sur pied et de pérenniser. L&#8217;actuel &laquo;&nbsp;Artchipel&nbsp;&raquo;, scène nationale de la Guadeloupe,<br />
- En 1988 : Directeur du Centre d¹Action Culturelle de la Guadeloupe.<br />
- 1990 : Création de l&#8217;entreprise &laquo;&nbsp;Michèle Montantin &#8211; Partenaire&nbsp;&raquo; pour l&#8217;aide à la conception, à l&#8217;organisation et la communication des projets. Dans ce cadre direction artistique et organisationnelle du SALON DU LIVRE DE LA GUADELOUPE.<br />
- Aide à la communication et à l&#8217;organisation de colloques internationaux, de salons et de manifestations artistiques diverses dans le domaine du spectacle vivant et des arts plastiques.</p>
<p dir="ltr" align="left"><span style="text-decoration: underline;">Activités artistiques :</span><br />
Principales mises en scène : Léonce et Lena de Buchner (Cuiferd) / La fin de Satan (Victor Hugo) / Vie et Mort de Vaval&#8230;<br />
Auteur dramatique  et dramaturge : Vie et mort de Vaval, 1989 / Dibidambam, 1992 / Chemin des petites abymes, 1999 / La nuit de la comète, 2002<br />
Articles divers dans revues sur le  théâtre en Guadeloupe et dans les deux répertoires édités par la DRAC Guadeloupe.</p>
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		<title>Manifeste pour les &#171;&#160;produits&#160;&#187; de haute nécessité</title>
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		<comments>http://www.lyannaj.net/2009/04/manifeste-pour-les-produits-de-haute-necessite/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 11:34:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyannaj-Team</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[manifeste]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement social]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s&#8217;est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion.
Aucune de nos revendications n&#8217;est illégitime.
Aucune n&#8217;est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&#8217;est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s&#8217;est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion</strong>.</p>
<p>Aucune de nos revendications n&#8217;est illégitime.<br />
Aucune n&#8217;est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte.<br />
Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu&#8217;elle représente, ni dans ce qu&#8217;elle implique en relation avec l&#8217;ensemble<br />
des autres revendications.</p>
<p>Car la force de ce mouvement est d&#8217;avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu&#8217;alors s&#8217;était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle &#8211; à savoir les luttes jusqu&#8217;alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements<br />
scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales&#8230;</p>
<p><span id="more-56"></span></p>
<p>Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj &#8211; qui est d&#8217;allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé &#8211; est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d&#8217;ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés.<br />
La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l&#8217;on peut saisir l&#8217;impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.</p>
<p><strong>Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.</strong></p>
<p>Dès lors, derrière le prosaïque du &nbsp;&raquo; <strong>pouvoir d&#8217;achat</strong> &nbsp;&raquo; ou du &laquo;&nbsp;<strong>panier de la ménagère </strong>&laquo;&nbsp;, se profile l&#8217;essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l&#8217;existence, à savoir : <strong><em>le poétique</em></strong>. Toute vie humaine un peu équilibrée s&#8217;articule entre, d&#8217;un côté, les<br />
nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l&#8217;autre, l&#8217;aspiration à un épanouissement de<br />
soi, là où la nourriture est de dignité, d&#8217;honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie,<br />
de spiritualité, d&#8217;amour, de temps libre affecté à l&#8217;accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le <em>vivre-pour-vivre</em>, tout comme le <em>vivre-pour-soi</em> n&#8217;ouvrent à aucune plénitude sans le <em>donner-à-vivre</em> à<br />
ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.</p>
<p>La &nbsp;&raquo; hausse des prix &nbsp;&raquo; ou &nbsp;&raquo; la vie chère &nbsp;&raquo; ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée,<br />
ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d&#8217;une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s&#8217;est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires &#8211; non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte &nbsp;&raquo; d&#8217;épuration éthique <strong>(1)</strong> ” (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être &laquo;&nbsp;consommateur &nbsp;&raquo; ou bien être &nbsp;&raquo; producteur &laquo;&nbsp;. Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa<br />
production à l&#8217;unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L&#8217;ensemble<br />
ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait <strong><a title="André Gorz" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gorz" target="_blank">André Gorz</a></strong>, et où l&#8217;économique devient ainsi sa propre finalité et<br />
déserte tout le reste.</p>
<blockquote><p>(1) Cf. &#8211; Jean-Claude Michéa &#8211; L&#8217;Empire du moindre mal. Coll. Climats &#8211; 2007 &#8211; Ed Flammarion.</p></blockquote>
<p>Alors, quand le &nbsp;&raquo; <em>prosaïque</em> &nbsp;&raquo; n&#8217;ouvre pas aux élévations du &nbsp;&raquo; <em>poétique</em> &laquo;&nbsp;, quand il devient sa propre finalité et se consume<br />
ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces<br />
codes-barres que sont &nbsp;&raquo; <em>le pouvoir d&#8217;achat</em> &nbsp;&raquo; ou &nbsp;&raquo; <em>le panier de la ménagère</em> &laquo;&nbsp;. Et pire : nous finissons par penser que la gestion<br />
vertueuse des misères les plus intolérables relève d&#8217;une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d&#8217;escorter<br />
les &nbsp;&raquo; <em>produits de premières nécessités</em> &laquo;&nbsp;, d&#8217;une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument<br />
d&#8217;une &nbsp;&raquo; <em>haute nécessité</em> &laquo;&nbsp;&#8230;</p>
<ul>
<li>Ernest BRELEUR</li>
<li>Patrick CHAMOISEAU</li>
<li>Serge DOMI</li>
<li>Gérard DELVER</li>
<li>Edouard GLISSANT</li>
<li>Guillaume PIGEARD DE GURBERT</li>
<li>Olivier PORTECOP</li>
<li>Olivier PULVAR</li>
<li>Jean-Claude WILLIAM</li>
</ul>
<p>Pour lire la suite, télécharger le <a rel="attachment wp-att-95" href="http://www.lyannaj.net/2009/04/manifeste-pour-les-produits-de-haute-necessite/manifeste/">Manifeste pour les produits de haute nécessité</a></p>
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