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	<title>Lyannaj.net &#187; Will Smith</title>
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	<description>Critiques artistiques et culturelles guadeloupéennes</description>
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		<title>SEPT VIES ou le rictus de culpabilité</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 23:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lyannaj-Team</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Sept Vies]]></category>
		<category><![CDATA[Will Smith]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec Will SMITH, Woody HARELSON, Rosario DAWSON
Ben Thomas est inspecteur des impôts à Los Angeles. Il vit seul dans une chambre de Motel avec son aquarium et sa méduse mortelle.
Entre deux tourments insomniaques et quelques cauchemars, il passe ses journées à rechercher des contribuables en délicatesse avec le fisc. Pas des riches, non : une femme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Will SMITH, Woody HARELSON, Rosario DAWSON</p>
<p><strong>Ben Thomas</strong> est inspecteur des impôts à Los Angeles. Il vit seul dans une chambre de Motel avec son aquarium et sa méduse mortelle.</p>
<p>Entre deux tourments insomniaques et quelques cauchemars, il passe ses journées à rechercher des contribuables en délicatesse avec le fisc. Pas des riches, non : une femme battue et ses deux enfants, un agent de vente par téléphone qui a la particularité d&#8217;être aveugle, une jeune femme faisant profession d&#8217;imprimeur qui a une grosse fragilité cardiaque&#8230;</p>
<p><a rel="attachment wp-att-29" href="http://www.lyannaj.net/?attachment_id=29"></a><a href="http://www.lyannaj.net/?attachment_id=87"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-87" title="Sept Vies" src="http://www.lyannaj.net/wp-content/uploads/2009/08/19040285_w434_h_q80-150x150.jpg" alt="Sept Vies" width="150" height="150" /></a>Curieusement, ce sont les déficiences diverses de ces personnages qui intéressent Ben et notamment l&#8217;alerte cardiaque qui guette la belle <span style="font-weight: bold;">Emily Posa </span>(alias<span style="font-weight: bold;"> Rosario Dawson</span>) à qui il s&#8217;est attaché. Après une nuit d&#8217;amour avec elle, il décide de révéler ses motivations profondes.</p>
<p>Après « <strong><a title="A la recherche du bonheur" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54098.html" target="_blank">A la recherche du bonheur</a></strong> », « <strong><a title="Sept Vies" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130769.html" target="_blank">Sept vies</a></strong> » est la deuxième collaboration entre la star <strong>Will Smith</strong> et <a title="Gabriele Muccino" href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=32370.html" target="_blank"><strong>Gabriele Muccino</strong></a>. Il existe deux points communs entre ces  films : une mise en scène au service d&#8217;un acteur unique et le registre du mélodrame. L&#8217;enjeu pour Will Smith, producteur, est de se donner les moyens de paraître comme un acteur complet, « oscarisable » par delà les films de comédie ou d&#8217;action qui ont fait son immense notoriété.</p>
<p><span id="more-24"></span></p>
<p>Dans le premier film, malgré ces ficelles qui n&#8217;ont rien d&#8217;artistiques, l&#8217;objectif était atteint : Will Smith obtenait une nouvelle nomination aux oscars et arrivait à nous arracher des larmes tant sa composition d&#8217;un homme acharné à réussir sa vie professionnelle pour s&#8217;occuper de son fils, était bouleversante.</p>
<p>Force est de constater qu&#8217;avec « sept vies », les mêmes recettes ne fonctionnent pas et les ficelles deviennent des cordes qui barrent tout l&#8217;écran, nous plongeant tour à tour dans l&#8217;ennui, l&#8217;irritation et le sentiment d&#8217;avoir perdu près de deux heures.</p>
<p>On vient de perdre deux heures à suivre une histoire mal écrite, qui a la prétention, de faire le parallèle entre Will/Ben et le Créateur. « <em>En sept jours Dieu créa le monde, moi, j&#8217;ai perdu la mienne en sept secondes</em> ». Ainsi commence un film qui s&#8217;empêtre dans un scénario traitant pêle-mêle du Bien, du Mal, de l&#8217;usurpation d&#8217;identité, de culpabilité et de rachat.</p>
<p>Mais n&#8217;est pas Abel Ferrara ou Lars Von Triers qui veut.</p>
<p>Certes il n&#8217;y avait déjà pas de mise en scène, de point de vue, dans « <em>A la poursuite&#8230;</em> », mais la narration avait le mérite d&#8217;être linéaire. Ainsi elle nous permettait de suivre le personnage dans sa quête et de développer une réelle empathie avec lui.</p>
<p>Il est entendu que ce type de film, pur produit de commande, fonctionne comme un concept au service de l&#8217;ambition d&#8217;une star. Dès lors pourquoi avoir voulu « <em>faire artistique</em> » en déstructurant le fil narratif, avec force flash back, installations de scènes pseudo mystérieuses, préparations à n&#8217;en plus finir durant une heure trente pour terminer par une demi-heure de pseudo révélations visant à reconstituer le puzzle ?</p>
<p>Durant une heure et demie on voit défiler une suite de gros plans où la photo n&#8217;est pas belle et la musique « <em>putassière </em>» surligne la dramatisation et veut à toute force nous signifier de préparer nos mouchoirs. <strong>Ennui</strong>.</p>
<p>Une heure et demie durant, Will Smith nous impose son jeu qui se résume en un « rictus de culpabilité ». Il est de tous les plans, de toutes les scènes avec une expression unique : celle d&#8217;un homme qui porte une profonde souffrance qu&#8217;il ne nous révèlera qu&#8217;à la fin, bien sûr&#8230; <strong>Irritation</strong>.</p>
<p>Viennent les trente dernières minutes où tout s&#8217;accélère. C&#8217;est le climax avec tous les clichés du genre : succession précipitée des séquences, course folle sous la pluie, flash back, faux rythme, révélations, violons, violons et larmes mesdames et messieurs ! Sauf que là, ça ne marche pas, pas pour tout le monde en tout cas.</p>
<p>Un film pour rien, une soirée de perdue.</p>
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