Guadeloupe 2009 : La Révolution ou L’Identité libérée ?
Au début l’expression consensuelle d’un peuple rassemblé et confiant, avec 143 « revendications » auxquelles il n’était pas possible de ne pas adhérer tant elles semblaient justifiées. Ce qui se révéla bientôt être le combat puissamment orchestré d’une alliance de tous les mouvements syndicaux, politiques, indépendantiste, et trotskistes, debout, dans l’ultime sursaut de faire aboutir le rêve d’une Nation. Et puis une chanson qui serait née en rêve, dans la tête d’un militant. « La Guadeloupe est à Nous, pas à Eux », une appropriation farouche du territoire, une parole sidérante qui violente le politiquement correcte de l’égalité républicaine. La tentation du bouc émissaire : Ce Béké, qui n’est pas celui là qui a fait l’ancêtre esclave, mais tout au fond, jusque là voilé par le NON DIT, le sentiment qui à présent explose d’une vieille injustice, dont les responsables ne se sont pas excusés, ne semblent même pas avoir conscience, la conviction d’avoir été blousés, volés, pillés, laissés pour compte… (Et nul ne peut à la place de celui qui éprouve cette douleur prétendre qu’il ne souffre pas cette douleur…)



déjà... 1 avis